Apprendre à dire NON

Apprendre à dire NON

Vous connaissez ces fameux voleurs de temps, qui viennent polluer notre journée et nous empêchent de finaliser notre organisation comme nous l’avons prévu. A la fin de la journée ou de la semaine ou du mois nous constatons ne pas avoir effectué notre programme et nous sommes frustrés!

Une des raisons pour lesquelles les voleurs de temps ou les distractions ont une facilité consternante à perturber notre agenda c’est notre incapacité à dire non.

Alors pourquoi n’arrivez-vous pas à dire non ?

L’éducation :  Nous sommes conditionnés dès notre plus jeune âge à des valeurs comme le respect des normes l’obéissance et le respect de l’autorité, d’abord parentale et ensuite scolaire. 

Notre éducation ne nous laisse pas d’alternative : il faut obéir suivre les règles établies accepter de se soumettre. Peu de place est donc laissée au développement de la capacité de l’enfant à s’interroger, à réfléchir par lui-même, à penser de manière critique et objective son environnement. En résumé nous pouvons dire que plus on nous dit non quand nous étions enfants plus nous avons du mal à dire non quand nous devenons adultes.

L’influence culturelle et sociale : le relais est pris par cette pression culturelle et sociale qui nous pousse à répondre positivement aux demandes des autres, à faire ce que les autres attendent de nous, à se sacrifier pour notre famille, nos amis, notre patron, notre travail. 

Les personnes qui refusent sont généralement perçues comme agressives, rebelles, coupées des autres, hors de la norme et donc ‘ne faisant pas partie de », Or nous sommes des animaux sociaux, et l’appartenance est d’une grande importance dans notre identité.

La culpabilité : Dire non est associé à l’égoïsme, à une émotion négative qui provoque la culpabilité. Il nous paraît difficile de refuser une demande, de ne pas faire plaisir, de ne pas faire passer l’autre avant soi, de peur de ne plus être aimé si l’on dit non.

Refuser, exprimer clairement ses opinions, c’est s’exposer, aux critiques et/ou aux rancunes. Pour l’éviter, nous préférons nous abstenir et ainsi ne pas nous sentir coupable s’imposer où paraître imposer son avis.

Bien qu’il s’agisse d’un simple mot que nous apprenons de notre tendre enfance, ce petit mot véhicule un ensemble de croyances, et le dire peut représenter un effort, une prise de risque par rapport à ce que l’on attend de nous.

Pourquoi dire non ?

Penser à soi ne signifie pas agir contre les autres.

Ne pas oser dire non c’est ne pas agir et donc prendre le risque de subir les décisions des autres il nous faut donc nous préserver nous affirmer ne plus subir et donc apprendre à renforcer nos limites

Quand vous exprimez clairement vos limites et que voulez renforcer par votre comportement vous vous donnez les moyens d’être congruent, d’être en harmonie, en alignement avec qui vous êtes. Vous choisissez ainsi de nourrir vos valeurs et de bannir tout ce qui pourrait venir les heurter. Dire non à l’autre c’est dire oui à soi !

Apprendre à dire non

Un non positif!

D’abord choisissez votre non : il doit être positif : c’est-à-dire qu’il répond à une demande que vous avez écoutée et que vous refusez consciemment. .

C’est un refus conforme à vos valeurs et vos croyances, une formulation de votre opinion. Si vous l’ignorez, vous serez frustrés parce qu’il touche à ce qui fait votre identité

Entraînez vous

Comme toute habitude bien ancrée il faut de l’entraînement pour enclencher le changement.
Passez à l’action et observez les résultats : commencez donc par des petites choses qui ont peu de conséquences, pour vous entraîner : Juste pour vous entendre dire non, et constater qu’il ne va rien se passer de grave. Les autres vont réagir de manière beaucoup moins « dure » que ce que vous aviez projeté. On ne va pas moins vous aimer parce que vous avez dit non.  

Changez de mindset

Alimentez positivement de nouvelles croyances : je vous en ai déjà parlé dans un autre article : nous alimentons nos croyances par nos comportements. Plus vous anticipez de la tension en guise de conséquence à votre refus, plus vous allez dégager de la tension, dans votre posture, votre attitude, l’émotion qui va sous tendre votre conversation, votre regard etc. 

Ayez donc une attitude +/+ : chacun (vous comme votre interlocuteur) a une bonne raison de penser ce qu’il pense et d’agir comme il agit, et c’est ok. Il s’agit de comprendre ses propres besoins ET ceux des autres.

Donnez une chance

Et pour finir, dire NON c’est laisser une chance à l’autre de vous dire OUI, et donc d’être généreux avec vous, compréhensif et altruiste. En disant toujours oui, et en n’exprimant pas vos besoins, vous présupposez que l’autre est égoïste, et incompréhensif !

Tahar Ben Jelloun a dit : Un homme en colère est un homme qui n’a pas su dire non et éprouve, en plus, le remords de ne pas l’avoir fait.

Alors donnez vous la chance de vous dire oui, et laissez aussi les autres vous dire oui.

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